Attention : nouvelle arnaque par SMS qui mentionne PagoPA — comment l’identifier et s’en protéger
Un nouveau phishing par SMS circule en ce moment et vise à faire croire aux victimes qu’elles ont reçu une amende routière officielle. Les messages utilisent « PagoPA » comme expéditeur, une référence qui peut facilement tromper les usagers, surtout ceux qui ne sont pas familiers avec les procédures administratives en ligne. Voici comment fonctionne l’arnaque, pourquoi elle paraît crédible, et surtout quelles mesures prendre pour ne pas se faire piéger.
À quoi ressemble le SMS frauduleux ?
Le message type informe l’utilisateur d’une « notification relative à une contravvenzione stradale » et inclut un lien raccourci vers une page qui prétend détailler l’infraction. Le texte invite à « consulter les canaux officiels » via le lien fourni. Une fois cliqué, le lien redirige vers une page imitant une plateforme officielle : on vous demande d’entrer la plaque d’immatriculation, puis la page génère une « infraction » — excès de vitesse, par exemple — avec un montant de sanction, souvent assorti d’une « réduction » si le paiement est effectué rapidement (réduction de 30 % si payé dans les 5 jours).
Pourquoi le piège marche ?
Plusieurs éléments rendent cette escroquerie particulièrement convaincante :
Le nom de l’expéditeur (« PagoPA ») : pour beaucoup, cela ressemble à un message légitime en provenance d’un service public de paiement.
Le scénario de la contravention : il reprend des éléments réels (type d’infraction, barème de réduction pour paiement anticipé), ce qui donne une impression de véracité.
La technique de la pression temporelle : proposer une réduction si l’on paie rapidement est une méthode classique pour pousser à l’action sans réflexion.
L’apparence de la fausse page : les fraudeurs reproduisent souvent le design des sites officiels, rendant la supercherie difficile à déceler au premier coup d’œil.
Ce que les fraudeurs cherchent réellement
Le but principal n’est pas de récupérer le montant de la soi‑disant amende (les 29,40 € ou 42 € affichés). Il s’agit de collecter des données personnelles et surtout les coordonnées bancaires ou les numéros de carte de crédit. Une fois ces informations en mains, les escrocs peuvent effectuer des paiements non autorisés ou revendre les données sur le dark web. Parfois, des identifiants ou d’autres informations sensibles sont aussi compromis, ouvrant la porte à des fraudes plus larges.
Signes qui doivent alerter immédiatement
Un SMS inattendu vous informant d’une amende sans envoi préalable par courrier recommandé ou avis officiel.
Un lien qui ne renvoie pas vers le domaine officiel connu de l’administration ou qui utilise un URL raccourci.
Une mise en demeure de payer rapidement sous peine de majoration — pression temporelle artificielle.
Demande de données sensibles ou de paiement par une page web qui n’utilise pas un canal sécurisé reconnu.
Que faire si vous recevez ce type de SMS ?
Ne cliquez pas sur le lien et n’entrez aucune information.
Vérifiez l’origine : les organismes publics n’envoient généralement pas de notifications d’amende via un simple SMS avec un lien de paiement. Consultez plutôt le site officiel de l’autorité compétente ou votre espace en ligne officiel pour vérifier l’existence d’une amende.
Si vous avez cliqué mais n’avez rien rempli : surveillez vos comptes bancaires et activez les alertes de transaction.
Si vous avez renseigné vos coordonnées bancaires ou le numéro de votre carte : contactez immédiatement votre banque pour bloquer la carte et déclarer la tentative de fraude. Déposez aussi une plainte auprès des autorités compétentes afin d’enregistrer l’incident.
Signalez le SMS et le lien à la plateforme anti‑phishing ou aux autorités locales pour aider à traquer et couper la diffusion du message.
Comment protéger les personnes moins expérimentées ?
Les seniors et les personnes moins à l’aise avec le numérique sont souvent les cibles principales. Quelques gestes préventifs peuvent faire la différence :
Expliquez que les administrations n’envoient pas d’exigences de paiement via un lien SMS non sollicité.
Encouragez l’installation d’un bloqueur de SMS ou d’une application de sécurité qui signale les numéros suspects.
Proposez de vérifier ensemble tout message douteux avant d’y répondre.
Mesures techniques et bonnes pratiques
Activez l’authentification forte pour vos comptes sensibles quand c’est possible (banque, impôts, etc.).
Ne sauvegardez jamais les détails de votre carte sur des sites non fiables et privilégiez des moyens de paiement sécurisés ou des portefeuilles électroniques reconnus.
Gardez votre système d’exploitation et vos applications (notamment messagerie et navigateur) à jour pour bénéficier des dernières protections contre le phishing.
Utilisez des solutions anti‑phishing et antivirus sur smartphones qui peuvent détecter les sites frauduleux.
Que retenir ?
Cette nouvelle vague de SMS frauduleux utilisant la mention « PagoPA » montre que les arnaques évoluent et misent sur la crédibilité apparente pour piéger les victimes. La règle d’or reste la même : ne jamais cliquer impulsivement sur un lien reçu par SMS pour un paiement ou une amende. Vérifiez toujours via les canaux officiels et, en cas de doute, contactez votre banque et les autorités. La vigilance et l’information restent vos meilleurs boucliers face à ces tentatives de phishing.