Les Gem de Gemini bientôt retirés : Google prépare la bascule vers les Skill agentiques
Google a introduit les « Gem » lors du Google I/O 2024 : des instances personnalisées de Gemini, conçues pour accomplir des tâches spécifiques que les utilisateurs pouvaient définir eux‑mêmes. Ces Gem ont rapidement trouvé leur place dans l’écosystème de l’assistant, permettant à chacun de créer des « experts » sur mesure et même de partager ses créations avec la communauté. Mais l’ère de l’IA agentique avance vite, et selon des indices récents, Google s’apprête à remplacer les Gem par une nouvelle approche centrée sur les Skill de Gemini Spark.
Un retrait programmé pour octobre 2026
D’après une capture d’écran partagée par un insider sur le réseau X, Google prévoit de retirer les Gem le 20 octobre 2026. Le message qui apparaît aux utilisateurs est sans ambiguïté : il invite à sauvegarder le contenu des Gem ou à recréer leurs workflows sous forme de Skill afin de maintenir leurs automatisations opérationnelles. Autrement dit, la période de transition commence dès maintenant et il faudra agir pour ne pas perdre de configurations importantes.
Pourquoi ce changement ? L’IA agentique comme moteur
La logique de Google est simple : les Skill, conçues pour Gemini Spark, s’inscrivent dans une philosophie d’IA agentique plus complète. Là où les Gem étaient des versions spécialisées de Gemini, les Skill s’intègrent davantage à une architecture d’agents autonomes capables non seulement de répondre mais aussi d’agir de manière continue et proactive dans des flux de travail complexes. Ce passage reflète l’évolution du produit vers des outils plus puissants, potentiellement plus ergonomiques pour automatiser des tâches récurrentes et orchestrer des interactions multi‑outils.
Qu’est‑ce qu’une Skill de Gemini Spark ?
Concrètement, une Skill ressemble à un module spécialisé et exécutable par Gemini Spark : il peut être déclenché, paramétré et géré comme une entité autonome. Les Skill sont pensées pour tirer parti des capacités agentiques — planification, enchaînement d’actions, appels à des API, interaction avec des documents et interfaces — ce qui dépasse la simple personnalisation de réponses que proposaient les Gem. L’objectif affiché est d’offrir des « experts personnalisés » plus intégrés et plus capables d’exécuter des workflows en continu.
Impact pour les utilisateurs : migrer ou sauvegarder
Les utilisateurs qui ont construit des Gem ont maintenant deux tâches urgentes :
Google indique clairement que la gestion complète des Skill, jusque‑là majoritairement accessible via la version web de l’assistant, va devenir plus omniprésente et arriver progressivement sur mobile. Cette uniformisation est cruciale : si les Skill doivent remplacer les Gem, il faut que leur administration soit simple et disponible partout, notamment sur l’application mobile de l’assistant.
Étendue géographique : seulement les États‑Unis, ou plus ?
Un point reste flou : ce retrait affectera‑t‑il uniquement les États‑Unis — où Gemini Spark et ses Skill sont aujourd’hui plus largement déployés — ou la mesure sera‑t‑elle appliquée à l’échelle mondiale ? Pour l’instant, l’information officielle ne précise pas la portée géographique de la bascule. L’évolution future dépendra probablement des mises à jour de l’application Google et de la disponibilité de Gemini Spark dans d’autres territoires.
Conséquences pour les développeurs et les équipes IT
Pour les organisations qui ont massivement investi dans des Gem, la bascule constitue un travail non négligeable — mais elle offre aussi l’opportunité de repenser les automatisations avec des agents plus puissants et potentiellement plus efficaces.
Risques et points d’attention
Un équilibre devra être trouvé entre tirer parti des nouvelles capacités et conserver la stabilité des workflows existants.
Ce que les utilisateurs doivent faire maintenant
Anticiper la transition permet d’éviter de mauvaises surprises et de profiter, à terme, des avantages des agents plus autonomes.
Vers une plateforme d’assistance plus agentique
La décision de retirer les Gem illustre la stratégie de Google : pousser l’écosystème vers une IA agentique intégrée, où les « experts » ne se contentent plus d’exécuter des tâches isolées mais orchestrent des processus complexes, interagissent avec d’autres services et s’adaptent aux contextes. Pour les utilisateurs, cela signifie plus d’automatisation intelligente ; pour Google, c’est l’opportunité d’unifier ses offres autour d’une architecture plus cohérente et extensible.

